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Chapitre 3:

 

Introduction:

La famille Le Perhuis des Vauds cuve un bonheur sans pareil reclus dans son chateau. L'abbee est, sans le savoir l'instrument du destin. En effet, Julien l'utilise pour se faire connaitre de Jeanne et l'epouser, il est son agent malgre lui. A la sortie de l'eglise, Jeanne et sa mere rencontre le vicomte de Lamarre

 

Le Plan:

l 1-19: La premiere Rencontre et le portrait de Julien

l 20-33: La premiere visite

 

Plan synthetique:

Maupassant nous offre une observation réaliste d'un milieu et d'un homme

Maupassant pose un regard critique

 

Un passage Realiste

 

1/L'évocation d'un milieu

            a-La noblesse de Province

En rappelant les titre: "le vicomte", "la baronne" et les particules "de Lamarre", Maupassant nous rappelle que les protagonistes sont aristocrates.

Cependant, ce n'est pas l'aristocratie parisienne et les "dames hautaines des salons" mais plutôt "les filles en bonnet", Maupassant marquant l'opposition.

La Campagne nous est rappelée avec le "banc rustique", tout comme la Normandie et le "tilleul".

Enfin, la scne se deroule dans un contexte familial avec l'appelation "petite mere".

On remarque en fait la simplicite de ce milieu aristocrate.

            b-L'etiquette

Bien qu'il s'agisse d'un milieu aristocrate assez simple, on remarque le respect de l'etiquette et des formalites, ainsi, le "vicomte s'inclina". Le Vicomte a une aisance a parler, son mode d'elocution est celui d'"un homme comme il faut", il est "monsieur de Lamarre".

On remarque egalement que, comme par respect de l'etiquette, le vicomte doit donner son avis , "il fut consulte".

La politesse est presque excessive puisqu'il y a "beaucoup de compliments".

Ils ont tous un certain gout de la conversation, ainsi, le vicomte "parla du pays", il "se mit a causer" ou encore "fut consulte".

Mais, au-dela de sa politesse, le monde aristocrate est caracterise par sa passivite, c'est une vie de loisir, on parle du "banc" et on se demande comment paysager la cour ? Ce debat n'est evidemment pas vital et il nous montre l'oisivete des nobles.

 

2/La presentation du vicomte

Le narrateur semble neutre, il nous depeint Julien physiquement comme un grand seducteur.

            a-Le portrait physique

Le portrait physique est compose, on observe un mouvement vertical sur tout le visage (du haut vers le bas). Maupassant commence par une phrase positive, "il possedait une de ces figures heureuses", sa figure est heureuse mais surtout utile, c'est celle d'un jeune premier qui seduit toutes les femmes: la "dame hautaine" (Gilberte de Fourville dans la suite du recit), la "fille en bonnet" (Rosalie).

On retroue un portrait naturaliste, MAupassant n'a en effet retenu que certains details:

- Les "cheveux noirs" caracteristiques du charme du XIXeme siecle

- Le "teint bruni" qui lui donne un aspect mysterieux de "beau tenebreux" et, surtout, qui est en harmonie avec le teint "sombre" des yeux.

- Ses "sourcils" qui nous montre sa virilité

Le personnage apparait soombre mais:

- la "regularite des sourcils" nous montre son equilibre

- ses yeux sont "tendres" ce qui attenue la froideur

- il a un regard qui parle, qui courtise, cette "eloquence passionnee" appelle le "charme langoureux"

Mais le baron soigne les apparences, il se rase, la barbe, enoncee en rythme ternaire : "drue, luisante et fine" nous montre ses soins. Maupassant le realiste nous montre qu'il cache une imperfection, "une machoire un peu forte".

Mais, en general, les details retenus montrent le charme.

            b-La politesse

La politesse de Julien lui permet de seduire, "il s'inclina". Julien est en plus courtois puisqu'"il fut de l'avis de la baronne", c'est un "homme comme il faut", il est habile et "cause avec aisance". Sa facilite a parler se retrouve dans son initiative puisqu'il "declarait". Il parle en plus longtemps et monopolise la parole, "il parla du pays", le baron sait scander quand il parle, on remarque les termes entre guillemets: "pittoresque", "site".

On observe donc une maitrise parfaite du vicomte.

 

La description est donc parfaitement objective pour le physique et les gestes de Julien, ce qui nous montre le realisme de Maupassant, mais il y a trop d'implicite pour un lesteur averti qui pense. Sur ce point Maupassant se distingue de Zola qui, lui, dit tout apres l'implicite.

 

Maupassant donne un regard critique

 

1/Julien ,un seducteur habile

            a-Experience et Strategie

Maupassant nous apprend tout d'abord que Julien n'est pas un jeune heros naif, il a de l'experience avec les femmes: "il a vecu".

De plus, la strategie de Julien est presque enonce.

En parlant du "desir ancien de faire leur connaisance", Julien nous rappelle l'utilisation du curé, il veut s'attirer la bienveillance de la famille et commence par un compliment.

De plus ,quand il parle de ses "promenades solitaires", Julien, en rappelant sa solitude, fait n appel au soutien de Jeanne.

Il marque en plus un certain empressement à revenir puisqu'il est la "deux jours apres", c'est un veritable coureur de dot.

            b-Ses talents

Julien sait utiliser ses talents pour seduire Jeanne:

- il est eloquent

- il rencontre les yeux de Jeanne "comme par hasard"

- il est rapide a les devier dans le jeu des regards puisque ses yeux sontt "vite detournes".

Julien n'a donc rien de naturel, seulement de l'habileté, il utilise son charme.

 

2/Julien, un anti-heros

Les hommes s'apercoivent de son cote negatif et coureur, sa figure est "desagreable a tous les hommes". En effet, comme il utilise les femmes, on ne le reconnait lus comme appartenant aux hommes.

On remarque l'emploi du champ lexical de la tromperie, Julien "faisait croire", "cachait" et "donnait de l'importance".

En associant les termes opposes "moindre" et "importance", Maupassant nous montre que les propos de Julien sont vides et creux et qu'il les metamorphose.

L'utilisation des guillemets est egalement un trait d'ironie de l'auteur, Julien n'est pas personnel, il est indifferent au paysage et feint l'esprit.

Julien se donne en plus de la sensibilité puisqu'il en faut, il charge donc son regard "d'une admiration caressante, sympathie eveillee".

L'"admiration" est necessaire pour elle, l'adjectif "caressante" nous montre sa sensualite et la "sympathie" est un premier sentiment, cette expression ressemble d'ailleurs presqu'à un chiasme.

 

Le lecteur est donc amene a porter un jugement critique sur ce anti-heros

 

3/Le jugement critique de Maupassant

Maupassant profite de cette description pour depasser un peu le naturalisme

            a-Maupassant juge l'aristocratie

Maupassant nous montre l'esces de formalite present chez les aristocrates, "beaucoup de compliment" et les gestes anodins comme la discussion sur le "banc".

Maupassant pour souligner l'importance inutlie accordee a l'venement a donc dispose sa phrase en symetrie, "le baron voulait...la baronne ne voulait pas" faisant une asyndète avec le point-virgule. Il nous montre en plus la haine developpe avec l'adjectif "ennemi", ironie de MAupassant qui nous montre la force prise par un tout petit sujet.

            b-Face a Julien

Les parents sont perdus devant le manipulateur, ils ne parlent plus, leur silence suggere l'impression produit par le Vicomte. Jeanne aussi eprouveune "sensation singuliere", elle est en fait innocente et n'a pas les moyens de comprendre ce qui lui arrive. La "victoire" instantanee de Julien nous montre bien la superficialite du milieu, ce qui etait l'objectif de Maupassant.

 

Conclucion

Dans cet extrait, la demarche realiste est depassee, Maupassant intervient; ce qui force le lecteur à etre alerte et actif. Il veut bien-sur nous montrer qu'il s'agit de l'arrivee de l'oiseau de malheur; Julien vient tout troubler.